Depuis Le 18e Salon International de la Pharmacie en Algérie a choisi de mettre l’accent sur « Les enjeux de l’Internationalisation de l’Industrie Pharmaceutique Algérienne». Pourquoi le choix de cette thématique pour cette édition 2024 ?
Le thème a été choisi pour se donner la possibilité de mettre en perspective les efforts déployés par les autorités compétentes tant pour promouvoir le singulier modèle algérien sur les plans régionaux et continentaux mais également pour soutenir les efforts d’exportation des opérateurs locaux vers de nouveaux marchés. Pour rappel, en 2022, l’Algérie était le troisième marché africain et se plaçait à la 1ère place des dépenses pharmaceutiques per capita.
L’essor de l’industrie pharmaceutique algérienne bénéficie aujourd’hui du fort soutien et des encouragements des pouvoirs publics. En tant qu’organisateur du SIPHAL, pensez-vous que l’Algérie réunit aujourd’hui les atouts d’un marché à forte attractivité susceptible de capter l’intérêt des investisseurs nationaux et étrangers et qu’elle peut devenir dans un avenir proche un acteur important pour l’exportation des médicaments ?
Le marché pharmaceutique algérien a connu une croissance record entre 2021 et 2022 due à l’exceptionnelle situation sanitaire mondiale ce qui lui a permis de couvrir une grande partie de ses besoins locaux mais aussi de générer des excédents pour certains produits. Le secteur peut prétendre à l’exportation avec comme cible potentielle l’Afrique et dans la continuité immédiate, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe.
A rappeler avant cela que la période s’étalant de 2019 à 2022 aura été marquée par la réalisation de solides performances par les laboratoires pharmaceutiques locaux tant les producteurs de génériques que les fabricants de princeps. Dans le prolongement de ce constat, il est possible de dire que l’Algérie peut et doit penser au développement d’un hub pour la production et la distribution de produits pharmaceutiques vers l’Afrique mais aussi d’être une offre alternative de production pour d’autres marchés, occidentaux notamment, et encourager ainsi à terme plus de joint-ventures. Capter l’innovation en termes de bioéquivalence est aussi une manière d’internationaliser notre industrie.
Concernant le volet animation du salon, quels seront les événements marquants de cette 18e édition ?
Tout d’abord et afin de proposer un programme utile à tous les visiteurs et acteurs du secteur, le Siphal a mobilisé des experts qui dresseront des panoramas pharmaceutiques régionaux et continentaux à même d’éclairer les industriels désireux de s’essayer au challenge de l’exportation. Le moment phare sera la présentation, par une agence internationale de monitoring (IQVIA exIMS), du catalogue des potentialités de notre jeune industrie et des opportunités qui se présentent à elle.
Ensuite, appelons cela une animation, les visiteurs téléchargeront une application dédiée pour consulter le programme, avoir des notifications à chaque début de communication et pouvoir poser des questions en direct aux orateurs sans oublier la possibilité de découvrir des informations dans le détail sur les exposants.
Toujours au sujet de l’organisation du salon, pouvez-vous nous dire un mot concernant la place qu’occupe Siphal TV dans la médiatisation de l’événement et les missions qui lui sont assignées ?
Le plateau télé du salon est l’animation principale depuis l’année de son lancement. La diffusion des conférences se fait via des écrans géants sur l’ensemble du pavillon central et sont également retransmises en direct sur Facebook.
Une chaine Youtube regroupe l’ensemble des conférences produites et diffusées dans des conditions professionnelles car nous considérons depuis le tout début de cette aventure que la SIPHAL-TV doit demeurer un lieu d’échanges, de pédagogie et ambitionne de contribuer à l’arsenal des supports entrants dans les démarches de formation continue de tout professionnel de santé qui a à cœur de maintenir son niveau de savoir. Ce média entretien donc l’image du salon entre deux éditions.
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